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ink4rt, Grenoblois d’origine, je commence le graffiti vers la fin des années 90.
Dans un premier temps et sous divers pseudonymes, le lettrage s’exprime d’avantage par le dessin qu’à la bombe… les prémices du « writting »… écrire son nom, sur un cahier, une porte, un mur, à l’école, au travail, dans la rue… encore, encore et toujours…
Mon style évolue au fil des ans et au milieu des années 2000 je me consacre au numérique. Ink’art voit le jour. Plus tard je troquai le « a » pour un « 4 », souvenir de cette période digitale: ink4rt.
Bien que les illustrations numériques occupent la majorité de mon temps durant cette période, j’ai toujours un crayon ou un marqueur à portée de main pour dessiner ou tagger.
Il y a quelques années c’est vers le lettering que je me tourne et très vite, c’est la calligraphie qui va s’imposer à moi.
Ses origines, ses techniques et les multiples outils que l’on peut employer m’ont séduit. Sa diversité et la créativité qu’elle impose en font un art qui est une réelle émulation pour l’esprit. 
Mes calligraphies semblent d’inspirations orientales ou hébraïques pourtant elles sont étroitement liées aux alphabets asiatiques et gothiques. Autodidacte, mes lignes en sont inspirées et tendent à s’exprimer avec les flux qu’elles génèrent. Dans mes peintures, chaque trait représente une action, une personne. Ils s’imbriquent les uns en fonctions des autres comme chacun d’entre nous. Ils sont uniques et étroitement liés, comme nos actions, ils influent sur celles des autres. Ils sont indélébiles de leur début à leur fin. On peut tenter de les reprendre, de les améliorer, mais ils sont là, tels qu’ils ont été exécuté et forment notre univers.
L’envie d’espace et de grands volumes m’emmène à laisser mes courbes se balader sur les murs de ma ville et alentour. Les lieux désaffectés, les friches industrielles sont aujourd’hui des lieux que j’affectionne particulièrement pour leur l’atmosphère.
A l’heure du numérique, des mails et des échanges impersonnels, j’aime à penser que la calligraphie et l’art des belles lettres nous rapprochent les uns des autres. Quel plaisir de recevoir une lettre manuscrite qui nous transmet tant d’émotion.
Le papier, la toile ou le mur ? Le choix ne serait pas simple… Le grain de la toile donne un réel plaisir à la travailler. La texture du mur est souvent plus aléatoire et parfois les pinceaux ne l’aiment pas ! Il offre cependant le volume pour s’exprimer pleinement et une vraie sensation de liberté, encore plus lorsqu’il se trouve en extérieur.
Ces trois supports se nourrissent les uns des autres et permettent de s’exprimer de manières différentes, d’avoir accès à un panel d’outils élargit et de travailler la calligraphie dans toute sa diversité.